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Le but de ce projet était d’étudier les risques santé/sécurité pour les opérateurs liés aux spécificités (prenant en compte les pièces et silhouettes) du véhicule sur l’ensemble de la ligne et des activités de préparation associées. Le contexte de ligne de montage (exemple : présence de visseuses suspendues, …) devait être pris en compte pour éviter de générer des risques concernant la sécurité des personnes dans les solutions proposées. Notre rôle comportait donc 5 tâches principales : Pour répondre à cette demande, nous avons défini une assistance en ergonomie qui était la suivante : Les données d’entrée étaient la ligne tractée avec un temps de cycle à 6’ ainsi que le produit, connu, et les implantations figées. Nous avons donc pu confronter ces données avec les contraintes ergonomiques, notamment la conformité aux standards industriels en vigueur dans l’entreprise. Extrait des standards ergonomiques en vigueur: Les opérations de « Mise En Place (MEP)/serrage consoles GO » et de « MEP/serrage durites eau sous moteur » étaient, par exemple, deux opérations critiques où il a fallu définir la hauteur de travail acceptable pour obtenir un compromis entre productivité et risque TMS. 1) Sur la « MEP/serrage consoles »
En faisant varier la hauteur du châssis, nous avons étudié les différents tâches nécessaire pour réaliser l’activité de « MEP/serrage consoles ». Voici une synthèse sur 3 hauteurs différentes : Chaque ligne horizontale représente l’activité « MEP/serrage consoles ». Nous pouvons nous apercevoir que le compromis à 1270mm est la situation de moindre inconfort postural, c'est-à-dire la hauteur de travail la moins pénalisante pour la population étudiée (Homme moyen, Femme grande). Voici un détail des différentes contraintes obtenues pour cette hauteur :
Voici la synthèse des contraintes au poste de « MEP/serrage consoles » à cette hauteur donnée:
Nous avons travaillé de nouveau avec notre mannequin numérique pour simuler plusieurs hauteurs de travail. Cependant il s’agissait de poste assis contrairement à l’exemple cité plus haut. Ainsi nous avons travaillé en faisant varier deux paramètres : la hauteur du châssis, mais aussi la hauteur de chaise. Sur les quatre différentes tâches nécessaires pour réaliser l’activité de « MEP/serrage durites eau », voici la synthèse obtenues :
Ainsi, le meilleur compromis trouvé pour la population étudiée (représentative de la population au poste) était pour une hauteur de châssis à 1500mm corrélée à une chaise haute de 300mm. Dans ces conditions, le vissage de durites sous moteur côté groupe de refroidissement était satisfaisant. Il existait des sièges d’une hauteur de 200mm au niveau de la ligne :
Nous pouvons constater que même dans ce cas optimal, la posture n’était pas des plus favorables avec cette chaise (200mm) et des contraintes au niveau de la nuque pénalisait très largement l’activité, surtout durant les tâches de vissage. Cela peut s’expliquer par le fait que les jambes remontent trop haut et oblige la partie supérieur du corps à s’enrouler.
Les préconisations étaient donc de passer sur des chaises de 300mm ou de conserver les chaises à 200mm en travaillant sur une évolution : le siège basculant.
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